Je note:
*Il est nécessaire de définir l'activité artistique.
-Premier temps: l'artiste replié sur lui-même développe un savoir-faire.
-Deuxième temps: il va à la rencontre du public.
Nous intervenons entre ces deux temps car généralement les artistes Rmistes n'ont pas une réelle connaissance des difficultés que cela suppose.
(D. ironise:"il est vrai qu'au bout de cinq ans de galère, on n'a pas conscience des problèmes!")
*Il nous a paru indispensable de mettre en place une analyse des pratiques avec un psychologue.
*Nous travaillons à réorienter 70% de notre public; public que nous devons accompagner sur un travail de deuil de son ambition.
*La débrouille et le travail non déclaré sont récurrents de la discipline artistique avec la difficulté de sortir du cercle vicieux qui consiste à bénéficier de la couverture sociale du RMI. (D. s'enflamme:"Ils oublient un peu vite les ouvriers qui bossent au noir, les fonctionnaires qui travaillent pour leur compte sur leur lieu de travail; la débrouille obligatoire et généralisée!")
Notre objectif est d'amener les artistes Rmistes à se déterminer autour de trois axes:
1° Axe professionnel. L'artiste devra se consacrer à la création d'une entreprise car l'alternative retenue par l'artiste est d'attendre que cela se fasse.(alternative rendue possible par le Rmi.)
2°Axe amateur. Il lui faut une activité complémentaire pour alimenter une activité artistique en panne faute de moyens.(D. s'énerve:"C'est toujours des boulots de merde avec des horaires à la con, des contrats temporaires qui t'épuisent et te rongent.")
3°Axe thérapeutique. Il faut éviter tout phénomène d'illusion.
Silence.
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